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    fleche Comprendre les effets biologiques des fortes et faibles doses de radiations ionisantes
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    fleche Prédire les réactions tissulaires de radiosensibilité après radiothérapie
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    fleche Evaluer les risques de cancer après exposition à de faibles doses de radiation

Groupe de Radiobiologie

Le Groupe de Radiobiologie du Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon (UMR1052 INSERM - UMR 5286 CNRS – UMS 1052 LYON I - Dir. Pr. Alain Puisieux), est basé sur le site du Centre Léon-Bérard depuis juin 2011. Il est dirigé par le Dr. Nicolas Foray. Ce groupe de recherche a pour mission principale de mieux comprendre les conséquences biologiques de l’exposition aux fortes doses (radiothérapie) et aux faibles doses (radiodiagnostic, industrie et espace) de radiations ionisantes en étudiant plus particulièrement l’impact du facteur individuel dans la réparation et la signalisation des dommages de l’ADN. Par extension, ce groupe est désormais également expert en génotoxicologie humaine causée par tous les agents cassant l'ADN comme les métaux ou les pesticides. Le groupe comprend 4 pôles de recherche, chacun dédié à des situations médicales, professionnelles ou environnementales spécifiques.

Fortes doses de radiations – Radiothérapie

Parmi les 380 000 nouveaux cas de cancers par an en France, une grande majorité sont traités par radio- ou chimio-thérapie qui ont notamment pour but d’endommager l’ADN des cellules tumorales. Toutefois, 15 à 20% de ces patients peuvent montrer des réactions indésirables comme des dermites, des fibroses, des rectites, etc… qui sont des manifestations de leur radiosensibilité individuelle.  Depuis 2003, en accumulant de nombreuses données radiobiologiques sur des fibroblastes cutanés ou des lymphocytes, nous tentons de dresser le tableau le plus complet possible de la radiosensibilité humaine. En particulier, nous avons mis en évidence l'importance de la vitesse du transit qu'effectue la protéine ATM quand elle passe du cytoplasme au noyau de cellules irradiées. Nous avons proposé une classification en groupes de radiosensibilité basée sur la fonctionnalité de voies de la signalisation et de la réparation des cassures de l’ADN. Nous effectuons quotidiennement des diagnostics de radiosensibilité à la demande des praticiens hospitaliers et nous tenons à jour une liste de syndromes génétiques associés à la radiosensibilité. Des modélisations mathématiques ont abouti à une description générale de la réponse moléculaire et cellulaire aux radiations ionisantes.

Faibles doses de radiations – Radiodiagnostic – Industrie – Espace

Les faibles doses de radiations (inférieures à 0.5 Gy) montrent des effets spécifiques qui rendent  l’évaluation du risque de cancer radio-induit très complexe. Les examens de radiodiagnostic mettent en œuvre des doses et des énergies de radiation très variées (ex mammographies, scanners, exposition au rayonnement cosmique, expositions des travailleurs de l’industrie, etc…). En ayant choisi de travailler systématiquement sur des cellules humaines en conditions exactes d’irradiation, nous menons des programmes de recherche pour mieux évaluer le risque associé et nous proposons des contremesures de radioprotection. Nous nous focalisons notamment sur les effets de répétitions de faibles doses qui illustrent bien la non-linéarité des effets radioinduits quand on passe des fortes aux faibles doses.

Génotoxicologie environnementale - Métaux - Pesticides - Chimiques

De la même façon que les faibles doses produisent un petit nombre de dommages de l'ADN dans les cellules, d'autres agents comme les métaux lourds ou les pesticides peuvent provoquer toxicité et/ou cancer. Dans le cadre de projets nationaux que nous coordonnons, notre Groupe est impliqué dans les recherches en écotoxicologie sur le plomb, le cadmium, le sélénium, le cuivre, l’aluminium mais aussi l’atrazine ou le glyphosate. L’un des objectifs de ce pôle de recherche est la définition de populations à risque.

Sciences humaines - Psychologie sociale - Aspects historiques

Dans le cadre de recherche de psychologie sociale, des travaux ont été réalisés sur les mécanismes qui sous-tendent les comportements des décideurs de santé et des radiothérapeutes face à la notion de sensibilité individuelle. Actuellement, une étude est en cours afin de comprendre les éléments de la représentation sociale des patients traités par radiothérapie face à leur traitement. L’objectif est de comprendre les modes de pensées et les comportements de ces différents publics pour s’y adapter au mieux.

Enfin, la vie et l'œuvre des pionniers lyonnais des radiations est systématiquement étudiée en accumulant informations et documentation, souvent en contact direct avec les familles. C'est le cas de Victor Despeignes, qui réalisa le tout premier traitement radiothérapique en 1896, de Claudius Regaud qui fut à l'origine des premières découvertes en radiobiologie en 1908, qui dirigea, au côté de Marie Curie, l'Institut du Radium et codifia les premiers traitements radiothérapiques fractionnés dans les années 30, de Léon Bouchacourt, l'un des premiers radiologues, qui a fait les premières publications sur la radiosensibilité individuelle en 1911, de Fabien Arcelin, l'un des premiers radiothérapeutes, qui effectua les premiers sondages parmi ses collègues sur les complications de la radiothérapie en 1906.

Composition actuelle de notre groupe de recherche



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Un groupe de recherche dépendant de :
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Inserm

Université Claude Bernard Lyon1

CNRS

Centre Léon Berard

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